Aprés la parenthèse, la vie continue ....
Le kenya était autrefois un pays ouvert au tourisme !
Ses paysages de safari, sa couleur africaine, sa faune ! Les touristes y étaient conviés pour des safariphotos, où seuls les animaux faisaient le spectacle à travers leur chasse sauvage ou même pendant leur sieste !
Aujourd'hui, les journalistes ont remplacés les touristes, deux ethnies ont remplacé les chassés et les chasseurs ! Mais tout cela devient encore plus dégueulasse, lorsque l'on voit que les deux protagonistes aptes à mettre fin à ce massacre préfèrent chacun camper sur leurs positions et n'arrêtent pas cette violence !
Les plus grands victimes de cette guerre ethnique, ce n'est pas le tourisme, ce sont les enfants qui demain, seront orphelins de père, de mère ou des deux ! On ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec le génocide du Rwanda d'il y a quelques années ! Car ces enfants, demain, grandiront avec un manque affectif, une blessure que rien ni personne ne pourra entièrement combler ( il suffit de penser au cas du chanteur Corneille !!).
Malheureusement, ce n'est pas la peine d'aller aussi loin pour trouver des victimes du manque affectif ! Il y a chaque jour, toute sorte de drame (un accident, un meurtre, un suicide ou une épuisante maladie) qui fait basculer une vie !
Regardons autour de nous, dans notre voisinage, dans notre entourage, parmi nos connaissances, il existe sûrement une personne que la vie a affectivement amputé de la présence et de l'amour de sa mère, son père ou de ses parents ou d'un autre être qui lui est cher ! Il existe aussi une personne qui est atteinte d'une de ces maladies (cancer, sida), au qui arrivent sans aucun motif ! Quelque soit cette personne, elle n'est pas forcément un adulte, ça peut être un enfant, un homme, une femme ! Cette victime n'est pas forcément devenue une personne appeurée, triste et renfermée sur elle même ou même aigrie, elle peut être, bien au contraire quelqu'un de souriant, un altruiste, un bon-vivant ( le sourire peut cacher tellement de blessure) !! C'est "juste" quelqu'un qui à cause d'un drame a dû, pour se sortir de son état de victime, faire un choix ! Parce que la vie laisse toujours aux victimes le choix entre ces chemins :
Soit celui de vivre selon les même méthodes et principes que celui ou celle, responsable de leur drame ! Emprunter ce parcours de vie, c'est toujours se surpasser dans la méchanceté, ou la cruauté, pour se convaincre que l'on est sorti de l'état victime puisque l'on est devenu plus cruel (donc plus fort ) que celui ou celle qui nous y a envoyé ! Mais dans ce parcours, la victime ne peut pas oublier le responsable de son drame ; puisqu'elle se compare constamment à celui-ci. D'une certaine manière, elle reste donc dépendannte de son "bourreau" !!! Soit celui de vivre selon des principes totalement inverses de celui ou celle qui a causé le drame ! Ainsi, on s'auto-convainct que l'on est inversement différent, donc plus mature et supérieur ! Mais dans ce parcours, il faut être doté d'une force mentale à toute épreuve !
Soit (pour ceux atteints d'une de ces maladies épuisantes pour l'âme et le corps ) celui de se laisser mourir ou celui de se battre en puisant la force dans l'amour, le regard ou le sourire, de leurs enfants, des proches ou des ami(e)s qui les soutiennent dans leurs épreuves.
Quel que soit le choix de vie de ces victimes, lorsque l'on découvre leur blessure, on éprouve bien souvent de la tristesse et de la pitié à leur égard !
Abstenons-nous de les ridiculiser, de rire dans leur dos ou de critiquer leur méfiance, Abstenons-nous de tester leur sensibilité ou de rire de leur maladresse, Abstenons-nous de voler leur envie de vivre...
Parce que bien souvent, ces écorchés de la vie particulièrement ceux qui gardent une intégrité, une bonté et surtout une dignité, ont une force intérieure ( force impressionnante et que nous leur envions secrètement !!!) Cette volonté leur a permis de pardonner, de surpasser leur traumatisme, d'encercler leur épreuve dans une parenthèse pour se rapprocher de la sérénité et continuer à vivre.
C'est vrai, une note sans humour, mais toujours pour capter l'essentiel dans le regard des gens !
Par miss-terria, Vendredi 22 Fevrier 2008 à 12:05 GMT+5 dans Ma rubrique (article, RSS)





